Adieu alakyout!

On devait se voir depuis tantôt quatre mois… Entre son horaire chargé d’homme d’affaires et mes occupations de chargée de relations publiques pour une grande entreprise, nous n’avions pas le temps pour une bonne partie de jambes en l’air. Quoique nous ne pouvions plus retenir ce désir ardent, c’était difficile de trouver une place dans notre agenda.

Après maintes tentatives, finalement nous nous sommes libérés un jeudi et je me suis rendue chez lui. Toute excitée et savourant chaque seconde du scénario de ce moment que j’avais déjà vécu dans mes pensées, j’attendais impatiemment devant la porte de son appartement.

Au bout de quelques secondes, il vint finalement m’ouvrir la porte et m’accueillit avec un gros hug. Il m’invita à m’asseoir tandis que lui alla à son frigo pour se servir un jus de grenadia dans lequel il ajouta du rhum. Cela m’a intrigué, mais qui sait? C’était peut-être une recette, comme une de ces potions pour se fortifier.

Pendant qu’il sirotait son mélange il me posait des questions et moi j’y répondais comme un robot la tête plongée dans l’écran de mon téléphone. Il s’est approché de moi sans que je ne l’aie vu venir, a saisi ma tête, l’a penché en arrière, et m’a embrassée…wow! Je vous le dis, c’était l’un des baisers les plus langoureux que je n’ai jamais eu! Le goût du grenadia resté sur ses lèvres me donnait envie de les dévorer carrément. Je ne voulais plus détacher mes lèvres des siennes.

De ses bras forts il m’a enlacée, m’a chuchoté à l’oreille: « j’ai envie de toi » puis a passé sa main sur mon dos et m’a caressée comme un vent doux caresse une feuille. J’ai tressailli, et comme s’il avait trouvé la clé je me suis ouverte complètement à lui.

J’étais sur un nuage de plaisir et chaque parcelle de mon corps jubilait sous l’habilité de ses mains. Il a touché mes seins et j’ai senti mon sang bouillonné à l’intérieur de moi. Je voulais plus… Alors je me suis mise à le caresser, à l’embrasser avec une rage comme pour lui faire savoir qu’il était temps de passer à autre chose. Je glissai ma main sous son maillot pour toucher son torse bien musclé. Je frôlai ses seins puis revint pour jouer avec ses mamelons. Ensuite je l’embrassai partout sur le visage, puis au cou. J’ai continué le parcours jusqu’à ses mamelons et les ai sucés. Je les ai sucés, mordillés comme si j’avais à la bouche une quenêpe et que je voulais absolument enlever toute la chair. Excité on ne peut plus il descendit sa main jusqu’à ma culotte pour l’introduire dans mon jardin. Pendant que ses doigts partaient à l’aventure pour explorer tous les recoins de ce paradis, je grinçais les dents et le serrais très fort au point de lui laisser des marques au dos.

L’intensité monta et on arrivait au moment où définitivement il fallait passer à l’acte. Je le désirais! Je recommençai à toucher son torse avec la ferme intention de me diriger vers le bois d’ébène qui m’attendait plus bas. Je le tenais déjà dans ma tête et je l’imaginais remplir ma bouche….ma main frôla son pantalon et j’ai senti qu’il était en érection. Je m’empressai de lui détacher le pantalon alors que je l’embrassais.

Tout était parfait! J’imaginais déjà en moi cet engin ferme et épais… Ne pouvant plus attendre j’introduisis ma main dans son boxer bleu, pour découvrir…RIEN. DECEPTION TOTALE!

J’ai senti que ma main était vide. Pourtant, je le tenais, je tenais ce qu’il avait de plus cher et qui devait être sa fierté. J’étais sur le choc. Ma main déçue a transmis à tout mon corps cette dépression et j’étais brusquement devenue froide. Très froide. L’envie, l’excitation, la chaleur tout était parti et moi aussi avec. Je pensais à la baise torride que j’allais avoir mais que sa queue a gâché. Pendant plusieurs secondes je suis restée scotché la main sur son saucisson ne sachant quoi faire, jusqu’à ce que sa voix retentisse dans mes oreilles me suppliant de lui faire une fellation. Rien qu’à imaginer cette toute petite chose dans ma bouche me dégoutait, j’avais l’impression de bercer un fœtus. Constatant mon changement brusque, Il m’a sorti un « ça va ? » mais rien qui témoigne d’une inquiétude quelconque.

Consciente de la méchanceté que ce serait de tout arrêter, je ramassai mon courage à deux mains, lui fit la fellation puis prétexta une douleur soudaine qui m’obligeait à rentrer pour me reposer. Vous me direz peut-être que j’ai exagéré et que j’aurais dû quand même rester. Je n’y étais plus! Comprenez que j’étais prête à me donner entièrement et que lui n’avait l’instrument que pour me satisfaire à moitié ou pas du tout. Plutôt que gaspiller de l’énergie, mes alcius et feindre un orgasme j’ai préféré rentrer chez moi avec ma frustration. Je l’ai salué, remercié pour le début qui était formidable et lui ai dit qu’on remettra la seconde partie pour une prochaine fois. En laissant chez lui, sachant que je n’y remettrai plus les pieds ; je fantasmais déjà sur un mapou qui pourrait venger le genre.

Adieu Alakyout!

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17 réflexions sur “Adieu alakyout!

  1. Une très bonne plume….. Bravo!!!!
    Voye misye nan tretman grés kakawo pandan lalinn lan pral plen, aprè7 lalinn ba l lwil koulèv epi lapè!!!

    J'aime

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